Je suis un Arbre. Je t’accueille en mon cœur avec bienveillance. Respire… Prends le temps… Entre dans l’espace de quiétude que tu connais maintenant… Viens à la frontière des mondes… Tu sais que tu n’es pas tes pensées. Que toute résistance à ce qui EST, crée la souffrance et tu connais l’existence des mondes. Celui de la manifestation dans lequel tu vis ta vie matérielle et spirituelle, et celui de l’inconnaissable. Ce dernier peut poser des problèmes à ton mental… L’Arbre que je suis peut t’apporter quelques éclaircissements… A partir de ma conscience statique d’Arbre, je n’ai d’autre choix que de vivre en communion totale et absolue avec l’inconnaissable. Je vis à la « frontière » des mondes, guidé à la fois par l’intention du non manifeste et les lois de la matière. L’acceptation totale fait partie de ma nature. Je suis un Arbre. Et par l’acceptation totale, je n’ai pas à prendre en charge ma vie. J’exploite toutes les occasions de prospérer, de grandir, d’aller vers la lumière, je suis le cycle des saisons, je regarde la pluie, je regarde le vent, je me baigne de soleil, je vis pleinement. Aucune souffrance, aucune interprétation de ce qui EST. Je vis en prise directe avec la sagesse qui m’habite. Aucun jugement, ni bien, ni mal ; juste ce qui EST. Je constate la VIE et je la regarde s’écouler en moi et autour de moi, dans les milliards d’autres manifestations qui m’entourent. Cette constatation, bien que statique, prend tout mon temps. Je ne m’ennuie jamais et je suis uni à tout.

Alors évidemment, je te regarde. Toi, humain, Etre merveilleux à la conscience dynamique… Et je te vois, comme un enfant pris dans son rêve, tellement subjugué par l’histoire qu’il se raconte, qu’il ne perçoit plus la réalité merveilleuse qui l’entoure. C’est lorsque ton rêve te fait trop mal que tu commences à te poser des questions. La souffrance est un facteur d’éveil… « Est-ce possible qu’il n’y ait que ça ??? » fini par se demander ton mental lorsqu’il a atteint tous ses objectifs et qu’il a réuni tout ce que le rêve du mental collectif avait dessiné pour lui…

« Y a-t-il un sens à tout ça ? Un sens à la Vie ? » « Pourquoi est ce que je souffre ? » C’est le début de la quête... Constatant le vide total de son propre rêve, le mental humain, en développement permanent, est en train de commencer à s’ennuyer. Après avoir résolu tous les problèmes liés à la survie, il s’est attaqué au confort, il a ensuite exploré l’opulence et la jouissance en pillant les ressources de la planète… pour finalement s’ennuyer encore et encore… Aujourd’hui, je vois le mental humain, à court d’imagination, se tourner vers la spiritualité. Il y trouve un début de réponse à des questions fondamentales sur le sens de la vie… une certaine libération apparaît, mais bien souvent c’est reparti pour une récupération mentale de chacun des acquis. La quête spirituelle devient la nouvelle drogue de l’outil qui se croit maître… Elle devient la quête du Graal et chacun y va de sa mythologie. Les histoires spirituelles remplacent les histoires matérielles, mais restent des histoires… La souffrance, un temps évacuée, revient… Le chercheur spirituel tente d’évacuer la souffrance alors que c’est le temps qu’il suffit d’évacuer… Il confie sa libération au futur… alors qu’il n’y a que maintenant… En tant qu’Arbre, je vois les chercheurs spirituels s’essouffler à chercher et à chercher encore... Ils cherchent à l’extérieur d’eux-mêmes et ne trouvent pas… Ils cherchent à l’intérieur d’eux-mêmes et finalement ne trouvent pas non plus… Alors, voici mon message, c’est le message des Arbres, des sages et des maîtres : « Il n’y a rien à trouver… » Evidemment, cette vérité est décevante pour celui qui a construit sa nouvelle identité sur la quête… c'est-à-dire le Mental… Mais cette révélation peut devenir une porte très intéressante vers la libération totale de toute souffrance. Il n’y a rien à trouver, car tout ce que tu cherches, tu le cherches dans la manifestation… Alors que ce que tu es vraiment, et que ce silence manifeste, c’est « avant » toute manifestation…

Respire… Prends le temps, puisqu’il n’existe pas… La sagesse des Arbres te remercie…